Complicité Paysagère 2017
Complicité Paysagère 2017
Complicité Paysagère 2017
Complicité Paysagère 2017
Complicité Paysagère 2017
Complicité Paysagère 2017
Complicité Paysagère 2017

Complicité Paysagère 2017

Paysages parcourus d'un oeil complice, celui de Dominique Collignon, par la peinture et celui de Jean-Pierre Ruelle, par la photographie

Pour la première fois, Dominique Collignon et Jean-Pierre-Ruelle ont accordé leur sensibilité commune, harmonisé leur perception de la nature et se sont rejoints dans la recherche de la lumière.
Ils ont laissé toutefois le champ libre au traitement personnel de la forme, des valeurs, de la composition.
L'exposition a eu lieu, du 22 avril au 21 mai 2017 à l'Espace Beau-Site, à Arlon. 

 

"C’est un chant à la terre, aux profondeurs de paysages jusqu’à l’imperceptible effacement !Comparable à la précision du trait, dans la mise en œuvre d’un dessin, l’image en noir et blanc impose sa haute définition autant que la diversité de son graphisme.
La lumière en décline les valeurs, module les surfaces en de généreux aplats. Plus étale, elle se diffuse, effleure des formes souples ou les suggère à peine. Plus ponctuelle, elle se distille en quelques coups d’éclats, quelques éclaboussures. Terre fertile dans sa densité de matière texturée, ses reliefs de fins maillages et de légers nappages.
Vapeurs de brumes, instants de ciel ! Des gris fluides de verre dépoli se lissent et s’apaisent, adoucissent les contrastes, arrondissent les volumes.
Le photographe nous dit aussi sa volonté de l’eau, le plus souvent ses turbulences, au cœur même de l’effusion d’une nature échevelée. Florale, végétale, plus largement paysagère, la peinture que pratique l’artiste virtonaise traduit l’humeur des jours et des saisons. Elle est faite d’impressions fugitives, de climats incertains, de moments d’exception comme en suspension. Elle communique avec le monde sensible, révèle sa part secrète de terre et de ciel intimement mêlés, une intériorité en harmonie avec les éléments.
D’une énergie tranquille, la lumière s’insinue au cœur de la couleur. Vibratoire sous les glacis, elle dissout les formes et les rend vaporeuses, imprécises, allusives. Elle estompe les contours, amortit les ruptures.
Perspectives forestières, miroirs d’eau aux reflets floutés, effets voilés installent une atmosphère toute de transparences, favorisent l’état de plénitude, de réjouissance sereine. Hors de tout stéréotype, peinture et photographie s’accordent librement, se prêtent au dialogue de leur sensibilité commune. Elles se rejoignent par la qualité de leur lumière et leur perception complice d’un environnement choisi."

Pierre François

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